Le Conclave de 1958 : Mystères, Polémiques et la Lutte pour l’Église après la Mort de Pie XII

Introduction : L’heure la plus critique de l’Église au XXe siècle
Le 9 octobre 1958, après la mort du pape Pie XII — un géant de l’orthodoxie et le dernier pontife avant Vatican II — l’Église catholique plongea dans un carrefour historique. Le conclave qui suivit ne devait pas seulement désigner le successeur de Pierre, mais fut également entouré d’anomalies, de pressions politiques et de rumeurs d’interférences cachées qui alimentent encore les débats aujourd’hui.

La fumée blanche devenue noire était-elle vraiment une « erreur technique » ? Pourquoi des gouvernements laïcs ont-ils menacé de mettre leur veto à des candidats conservateurs ? Et quel rôle ont joué les loges maçonniques, déjà condamnées par l’Église ? Cet article ne révélera pas seulement les faits, mais analysera aussi leur impact théologique et pourquoi ce conclave reste clé pour comprendre la crise ecclésiale actuelle.


I. Contexte historique : L’Église assiégée

A. Le pontificat de Pie XII : Entre guerre et guerre froide
Pie XII dirigea l’Église dans une ère tumultueuse :

  • Défense contre le communisme et le modernisme : Condamnés dans des encycliques comme Humani Generis (1950).
  • Tensions avec les gouvernements sécularisés : La France, sous la Loi de Séparation de l’Église et de l’État (1905), fit pression pour un pape « moins romain ».
  • Germes du progressisme : Des théologiens comme Teilhard de Chardin (silencé par Pie XII) gagnèrent de l’influence dans les milieux ecclésiastiques.

B. Les deux factions du conclave
Les 51 cardinaux électeurs étaient divisés en :

  • Conservateurs : Menés par Giuseppe Siri (traditionaliste intransigeant) et Alfredo Ottaviani, ils prônaient la continuité doctrinale.
  • Réformistes : Avec Angelo Roncalli (futur Jean XXIII) à leur tête, ils cherchaient un « aggiornamento » (mise à jour).

Pressions externes : Des documents déclassifiés confirment que la CIA et des gouvernements européens surveillèrent le conclave, craignant un pape « trop anticommuniste ». La France menaça même de mettre son veto à Siri.


II. Le conclave : La fumée qui ébranla le monde

A. Le 26 octobre : Le jour de la fumée blanche… ou pas ?

  • Première fumée : À 11h52, une fumée blanche indubitable s’échappa de la Chapelle Sixtine, accompagnée des cloches de Saint-Pierre. La foule sur la place éclata de joie.
  • Quelques minutes plus tard : La fumée s’assombrit, devenant noire. Le cardinal Canali annonça : « Aucun pape n’a été élu. »

Explications contradictoires :

  • Version officielle : Un combustible humide produisit une fumée grise « apparaissant blanche ».
  • Témoins clés : Le journaliste Luigi Barzini (Corriere della Sera) écrivit : « Elle était blanche comme neige — aucune erreur visuelle. »

Théories alternatives :

  • Élection et renonciation : Les cardinaux auraient élu Siri avant de revenir sur leur décision sous pression.
  • Ingérence maçonnique : Le chercheur Mgr Luigi Villa affirma que des cardinaux liés aux loges (malgré l’excommunication Latae Sententiae) manipulèrent les votes.

B. L’élection finale : Pourquoi Roncalli ?
Après 11 tours de scrutin en quatre jours, Angelo Roncalli fut élu Jean XXIII le 28 octobre, présenté comme un « pape intérimaire ». Mais son pontificat déjoua les attentes :

  • Le « Pacte de Lorette » : Une théorie non confirmée suggère que Roncalli promit de ne pas changer radicalement l’Église… pourtant, il convoqua Vatican II (1962).
  • Réaction conservatrice : Ottaviani admit plus tard : « Il y eut des pressions inhabituelles. Quelque chose n’était pas propre. »

III. Ce que révèlent (et cachent) les archives

  • Documents de la CIA : Déclassifiés en 2013, ils montrent que les États-Unis préféraient un pape « modéré » face à l’expansion soviétique.
  • Le mythe du « double conclave » : Certains traditionalistes affirment que Siri fut élu en 1963 mais forcé à renoncer. Aucune preuve, mais cela reflète une méfiance persistante.

IV. Pertinence théologique : Leçons pour l’Église d’aujourd’hui

  • Le danger des interférences laïques : Gouvernements et lobbies pressent encore l’Église (ex. : agendas mondialistes sur la morale).
  • La fumée comme symbole : Était-ce un signe divin ? Pour beaucoup, elle annonçait le choc Tradition vs modernisme, visible aujourd’hui dans les débats sur la messe latine, l’œcuménisme ou la doctrine morale.
  • Jean XXIII et Vatican II : Bien que pastoral dans son intention, l’interprétation libérale de ses documents mena à un chaos liturgique et doctrinal.

Conclusion : Que cachait vraiment la fumée de 1958 ?

Le conclave de 1958 ne fut pas une simple formalité, mais un champ de bataille spirituel :

  • Géopolitique vs Foi : Les puissances mondiales voulaient un pape aligné sur leurs intérêts.
  • Tradition vs Réforme : La fumée ambiguë préfigura la confusion post-conciliaire.
  • Leçon pour aujourd’hui : L’Église doit se garder des « ennemis intérieurs » (Pie X), des modernistes aux lobbies anti-chrétiens.

Était-ce juste une « fumée humide » ? Ou y eut-il une manœuvre humaine — voire diabolique — pour détourner l’Église ? L’Histoire n’a pas encore rendu son verdict final, mais les catholiques doivent prier, discerner et rester fidèles au milieu des tempêtes.

Pour aller plus loin :

  • « The Election of Pope John XXIII » (Hebblethwaite).
  • Documentaire « Secrets of the Vatican » (BBC).

Partagez votre avis : Pensez-vous qu’il y ait eu manipulation en 1958 ?

« Stat Crux dum volvitur orbis » (La Croix demeure tandis que le monde tourne). — Devise cartusienne.

À propos catholicus

Pater noster, qui es in cælis: sanc­ti­ficétur nomen tuum; advéniat regnum tuum; fiat volúntas tua, sicut in cælo, et in terra. Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; et dimítte nobis débita nostra, sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; et ne nos indúcas in ten­ta­tiónem; sed líbera nos a malo. Amen.

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1 commentaire

  1. Un article mensonger très clairement rédigé avec l’aide de chat gpt.
    Cependant, étant ouvert au débat, je pose plusieurs questions ; elle sont purement dans une motivation de recevoir la vérité, et je suis ouvert à toute théorie.
    Premièrement, des questions sur l’article
    1) Pourquoi appelez-vous l’abbé Villa Monseigneur ?
    2) Quand son Eminence Alfredo Cardinal Ottaviani a-t-il dit « Il y a eu des pressions inhabituelles. Quelque chose n’était pas propre » ?
    Maintenant, des questions sur votre réflexion
    1) Que pensez vous de la thèse selon laquelle pour les conclaves de 1958 et de 1963 son Eminence Guiseppe Cardinal Siri aurait été trop jeune (53 et 58 ans) ?
    2) On l’a vu pendant le Concile Vatican II, S.E. le Cardinal Ottaviani était trop marqué pour devenir pape. En revanche S.E. le Cardinal Siri avait encore du soutien parmi les conservateurs et selon plusieurs sources avait reçu nombres voix durant les conclave de 1978. Ne pensez vous pas que les votes de Vatican II et ses résultats démontre un Collège Cardinalice majoritairement pro Jean XXIII/Paul VI ? Après tout, le nom que pris son Eminence Alberto Cardinal Luciani fut Jean-Paul Ier, à l’image de ses deux prédécesseurs, les papes du Concile.

    En l’espérance de votre réponse afin de cultiver un débat constructif et respectueux,

    Que le Seigneur vous bénisse et vous garde,

    Louis de Lumène

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